Hashem, Amman : sept décennies à la table du centre-ville
Il n’y a pas de menu imprimé chez Hashem, seulement une courte liste fixe de plats de pois chiches et de fèves, au cœur du centre-ville d’Amman, dans un restaurant que les guides disent ouvert jour et nuit.

Il n’y a pas de menu imprimé chez Hashem. La cuisine travaille à partir d’un socle de plats qui, selon le site gastronomique Migrationology, ne change jamais, et chaque repas commence par des oignons, des tomates, de la menthe et du pain. C’est une liste courte, servie au cœur du centre-ville d’Amman dans un restaurant que les guides décrivent comme ouvert jour et nuit.
Hashem se trouve au cœur du vieux centre, rue Prince Mohammad, en retrait de la rue Shaaban. Les places assises débordent sur le trottoir entre deux immeubles, une salle intérieure plus petite complète le tout, et la cuisine se fait à l’intérieur. Migrationology indique qu’il est ouvert 24 heures sur 24 mais le plus fréquenté le matin, quand le petit-déjeuner attire la foule ; The 50 Discovery, le guide de restaurants de l’organisation 50 Best, le donne lui aussi ouvert 24 heures sur 24.
Sur une photographie de 2014, le restaurant s’annonce par une enseigne verte, en anglais et en arabe, au-dessus d’une devanture d’angle ; des guirlandes de petits drapeaux sont tendues en travers de la rue, et un panneau plus petit, à proximité, énumère foul, houmous et falafel.

Sept décennies, deux dates
L’âge de Hashem dépend de la personne interrogée. Le guide Explore Jordan de Royal Jordanian et Migrationology datent tous deux le restaurant de 1952. Un panneau d’information en arabe, photographié en 2013 et partagé sur Wikimedia Commons, où il est décrit comme montrant Hashem dans le centre d’Amman, donne une autre date. Il indique que Hashem est un lieu de rendez-vous et d’attraction touristique au milieu de la ville, tenu par la famille Turk depuis 1956, et connu pour la cuisine locale du Bilad al-Cham. Comme les sources divergent, cet article dit seulement ce que les deux versions permettent d’affirmer : Hashem sert le centre-ville d’Amman depuis environ sept décennies.
Rien dans les sources réunies pour cet article ne tranche la question. Ce sur quoi elles s’accordent, c’est la réputation du restaurant. Royal Jordanian en fait l’un des lieux de restauration les plus légendaires d’Amman, et la compagnie comme Migrationology affirment que des diplomates, des célébrités et des membres de la famille royale y ont mangé.
La liste courte
Migrationology cite falafel, houmous, moutabal, foul medames et fattet houmous, en ajoutant qu’il y a probablement quelques autres plats qu’il a manqués. Les falafels comprennent une version farcie, garnie d’oignons et de sumac. The 50 Discovery décrit la carte comme entièrement végétarienne : falafels, plats de fèves et de pois chiches, et céréales.
Falafel et foul portent chacun leur signature régionale. Wikipedia explique que le falafel se fait en général avec des pois chiches au Levant et avec des fèves en Égypte, où on l’appelle ta’amiya. La même encyclopédie note que le foul medames, des fèves cuites, est un plat de base en Égypte, tandis qu’en Jordanie il est préparé comme une trempette façon houmous, avec du tahini, de l’ail, de la tomate, du citron et du cumin.
Plusieurs de ces plats appartiennent à la table levantine au sens large. Le moutabal est une trempette apparentée au baba ganoush, un cousin épicé à base de légumes cuits, de tahini et d’huile d’olive, et une version à la citrouille est un classique traditionnel en Jordanie et en Palestine. Abu Shukri, dans la vieille ville de Jérusalem, travaille avec bon nombre des mêmes ingrédients.
L’attrait de Hashem tient à une cuisine familière, servie sans cérémonie.
Le fattet houmous est le plus construit d’entre eux. Le fatteh est une famille de plats bâtis sur des morceaux de pain, traditionnellement une façon d’utiliser du pain rassis, garnis d’ingrédients qui changent d’une région à l’autre. Au Levant, la base est faite de pain, de yaourt, de pois chiches cuits à la vapeur et d’huile d’olive, assaisonnés de cumin ; le fattet houmous utilise des pois chiches et du tahini. On le mange au petit-déjeuner ou le soir, ce qui convient à un lieu qui ne ferme jamais.
Comment manger chez Hashem
Les conseils pratiques de ceux qui en ont écrit sont brefs. Le pain fait l’essentiel du travail : Migrationology explique que les convives s’en servent pour prendre les trempettes. Le cadre est sobre, et l’attrait tient à la cuisine plutôt qu’à l’environnement : la photographie ci-dessus montre des falafels sur du papier et des trempettes dans de petits bols, sur une nappe en plastique.
Pour qui cartographie le patrimoine culinaire arabe, cette sobriété fait partie du propos. Hashem est un lieu où les pois chiches, les fèves, le sésame et le pain tiennent tout le spectacle, et où une adresse du centre-ville est devenue leur emblème.
Sources et vérification des faits9
- Legendary Amman Street Food at Hashem RestaurantMigrationology, 14 octobre 2026
- HashemRoyal Jordanian (Explore Jordan), 14 octobre 2026
- Hashem Restaurant - Amman - RestaurantThe 50 Discovery, 14 octobre 2026
- FattehWikipedia, 14 octobre 2026
- FalafelWikipedia, 14 octobre 2026
- Ful medamesWikipedia, 14 octobre 2026
- MutabbalWikipedia, 14 octobre 2026
- File:Hashem Restaurant.JPG (photograph of an Arabic information sign)Wikimedia Commons, 24 septembre 2013
- Hashem, 2 Prince Mohammad Street, Amman (node 1128148805)OpenStreetMap, 14 octobre 2026
Chaque nom, chiffre et date de cet article a été vérifié auprès des sources ci-dessus avant publication. Une erreur ? Dites-le-nous : nous corrigeons nos erreurs ouvertement. Consultez notre charte éditoriale.


